Respecter la Terre

Respecter la Terre

Respecter la Terre, c'est appliquer toutes les techniques qui permettent de cultiver son jardin de manière écologique. Mais c'est aussi veiller aux pratiques de la vie quotidienne qui nuisent à notre environnement et à la planète. Pour cela, la permaculture par son éthique et ses principes propose une aide précieuse.

Respecter la Terre est le premier pilier éthique de la permaculture. Pour en savoir plus sur la permaculture, vous pouvez voir l'article qui lui est consacré ici. Agroécologie et permaculture

Concernant le jardin, voici les 12 principes de la permaculture et comment nous les appliquons au jardin. Vous pourrez vous en inspirer pour les pratiquer dans votre propre jardin.

  • 1 - Observer et interagir : observer les différentes zones du jardin, repérer les microclimats existants, en créer d'autres pour corriger les problèmes identifiés (vents froids, soleil implacable...). L'observation permet de concevoir des massifs parfaitement adaptés. C'est ainsi que nous avons créer les différents espaces du jardin.
  • 2 - Capter et stocker l'énergie : c'est maximiser les ressources naturelles gratuites. La récupération des eaux de pluie, l'utilisation du BRF, du compost pour un sol vivant, la taille des arbres et l'ombrage adapté pour permettre une utilisation optimale de l'énergie du soleil sans compromettre les cultures en été.
  • 3 - Obtenir une production : obtenir des récoltes de fruits, de légumes, de fleurs, de plantes médicinales. Cela veut dire adapter les cultures à son lieu, son climat, ses capacité à en prendre soin.
  • 4 - Appliquer l'autorégulation et accepter la rétroaction : ces termes complexes signifient simplement d'accepter les échecs et d'appliquer les corrections nécessaires. Rater une culture, ce n'est pas grave. Soit je ne recommence pas, soit je cherche à savoir pourquoi ça n'a pas marcher et si je retente, je fait différemment. "Errare humanum est, perseverare diabolicum !!"
  • 5 - Utiliser et valoriser les ressources renouvelables : utiliser ses déchets pour produire du compost, récupérer l'eau de pluie, utiliser son broyage, ses tontes de gazon, ses feuilles mortes... limiter au maximum les intrants pour réduire les coûts.
  • 6 - Ne pas produire de déchets : ce principe rejoint le N°5. Transformer tous ses déchets en ressources. Cela semble redondant, et dans le cadre du jardin, ça l'est. Mais comme la permaculture vaut pour tous les aspects de notre vie, cela veut dire aussi réduire les emballages, acheter en vrac, etc... Réduire la taille de sa poubelle !
  • 7 - Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails : envisager le jardin de manière holistique, qui prenne en compte tous les éléments qui composent le lieu de manière à concevoir un projet équilibré, harmonieux et cohérent.
  • 8 - Intégrer plutôt que séparer : chaque élément doit interagir avec les autres. Ici, les différentes zones s'emboîtent les unes dans les autres, il n'y a pas de séparations nettes entre les zones, ce qui permet des échanges entre l'ombre, la lumière, les zones très chaudes, celles qui le sont moins. Cela favorise la biodiversité et les échanges.
  • 9 - Utiliser des solutions lentes et à petite échelle : commencer l'aménagement petit et agrandir peu à peu, de manière à pouvoir interagir, adapter et éviter le découragement quand on a vu trop grand et qu'on n'arrive pas à tout gérer. Ici le jardin s'est mis en place en 15 ans et nous continuons à le modifier en fonction de son évolution.
  • 10 - Utiliser et valoriser la diversité : c'est éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier. par exemple en choisissant des fruitiers très divers, avec des périodes de floraisons différentes, nous nous assurons des récoltes, qu'il y ait des gelées tardives ou pas.
  • 11 - Utiliser les interfaces et valoriser la marge : un de mes principes préférés. Créer des lisières, maximiser l'effet bordure en faisant des chemins courbes plutôt que droits. Ici, il n'y a pas de chemins droits, tout est sinueux ce qui permet d'accueillir plus de plantes, donc plus de diversité, donc plus de biodiversité.  Valoriser la marge, je l'entends comme utiliser les verticalités des clôtures pour y faire pousser des plantes...
  • 12 - Réagir au changement de manière créative : ce que nous faisons en permanence. Un arbre s'effondre emporté par une tempête et écrase une haie ? On en fait un nouveau chemin. Les plantes se mettent à souffrir à cause de la chaleur ? On les déplace et on plante des végétaux qui adorent cette situation, etc. 
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