L'histoire du jardin
Du "Jardin d'épices" à "L'oasis entre les blés"...
L'histoire de ce jardin a débuté en 2005, à notre arrivée dans le petit village de Villuis. Tout était à faire sur ce vaste espace de 4500m2, dont la moitié avait été laissée à l'agriculteur d'à côté qui cultivait en intensif. A l'achat, nous avons récupéré l'intégralité du terrain. Nous avons donc beaucoup planté, beaucoup, vraiment beaucoup.
Les noms du jardin
Ce jardin a porté différents noms, qui témoignent tous de son évolution.
Au départ, il fut le "Jardin d'épices". En effet, au tout début de l'aventure, il s'agissait en plus du potager, de cultiver des épices que nous utilisons beaucoup dans notre cuisine. Pour des raisons écologiques, nous nous sommes demandés si on ne pouvait pas cultiver ici des épices qui nous éviterait d'en acheter provenant de l'autre côté de la planète.
Puis, au cours des années, des épices nous sommes passés aux fruitiers et à toutes sortes de plantes qui pourraient résister au changement climatique. Car ici, les étés de plus en plus chauds et secs nous ont amené à diversifier les cultures et les méthodes de culture. C'est comme ça que peu à peu le jardin s'est installé, s'est diversifié. Les massifs de vivaces classiques mourraient, les uns après les autres, nous avons donc cherché ailleurs...
Puis le jardin s'est appelé "Tropiques en Seine", car la sélection des plantes bien résistantes que nous avons faite, a fini par donner au jardin un aspect très tropical. De juin à fin septembre, on a l'impression d'être loin, très loin...
Mais ce nom est devenu trop restrictif par rapport à l'ensemble du jardin, il ne le représentait pas dans sa globalité. En revanche, étant cerné sur trois côtés par les grandes cultures céréalières, le nom "l'oasis entre les blés" nous a finalement paru bien plus adapté. Il reflète parfaitement ce qu'est le jardin aujourd'hui, un oasis de biodiversité, tant de plantes cultivées que de plantes sauvages. L'été, c'est une île verte au milieu des étendues dorées puis desséchées une fois les moissons faites.
Le choix des plantes
Le choix des plantes a été crucial tout au long des ces 20 premières années du jardin. Ici, les hivers peuvent être très froids, même s'ils le sont de moins en moins. Les étés en revanche, sont carrément plus chauds et plus secs. Il y a eu beaucoup de casse, nous avons fait de nombreux essais pour arriver aujourd'hui, en 2026, à une certaine stabilisation de la végétation. Il faut dire que nous avons créé de nombreux microclimats, en plantant des haies, en créant des mares.
En poussant, les arbres ont créé de l'ombre et aujourd'hui, on peut faire le tour du jardin au frais, sous de fraîches ramures. Pas question pour autant de négliger les plantes locales, elles se mélangent avec des plantes plus exotiques, nous espérons ainsi créer des "ponts", entre les écosystèmes d'hier et ceux de demain. A voir la très grande diversité d'insectes, d'animaux, de champignons, qu'on trouve au jardin, cela semble fonctionner, pour l'instant... Pour en savoir plus sur cet aspect, vous pouvez aller jeter un œil ici : le jardin biodivers
Le choix des techniques et des méthodes de culture
Pour cultiver le jardin, nous avons choisi d'appliquer les principes de la permaculture et les méthodes agroécologiques. Pas un engrais et pas un pesticide issu de la chimie de synthèse ne sont utilisés au jardin. L'oasis entre les blés est un jardin écologique !
Pour en savoir plus sur nos essais et nos acclimatations, c'est par là : essais et acclimatation
