Le jardin des simples
L'importance des plantes médicinales
"L'oasis entre les blés" est aussi un oasis pour les plantes médicinales. Entre celles qui poussent spontanément et celles que nous plantons, il y a de quoi faire. Nous en récoltons quelques unes qui nous sont bien utiles pour les petits bobos, en hiver notamment.

Il y a les spontanées...
Pour beaucoup de jardiniers, elles sont considérées comme des mauvaises herbes. Ici, nous n'aimons pas ce terme, car rien n'est mauvais en soi dans la nature, il n'y a que des plantes qui ne sont pas à leur place, c'est tout. Alors nous les laissons pousser, en faisant attention cependant à limiter leur développement, elles auraient tôt fait de tout envahir, car elles sont vigoureuses ! On peut citer les orties, les plantains (majeurs et lancéolés), le lierre terrestre, les menthes, les mélisses, les mauves, les origans, l'achillée millefeuilles, la bourrache, l'onagre, pour n'en citer que quelques unes parmi celles qui sont, en plus, comestibles.
En terme d'herbacées non comestibles, l'aigremoine, le millepertuis, l'épilobe...
Pour les arbres et les arbustes, nous avons des sureaux, des aubépines qui se ressèment un peu partout dans le jardin. Le roi du jardin, c'est un énorme et immense tilleul qui domine, tout en majesté. Bon, lui, il a sûrement été planté, mais il était déjà là quand nous sommes arrivés...

... et celles qu'on cultive
Là, la liste est très longue. Il y a bien sûr toutes les aromatiques classiques, comme le thym, le romarin, la lavande, la sarriette, la sauge et les menthes. Plantés dans le jardin méditerranéen, les thyms se ressèment à foison ! Les sauges quand à elles, adorent le jardin. Elles y font des massifs énormes avec lesquels il faut être sévères et jouer du sécateur très régulièrement.
Nous cultivons aussi la verveine citronnelle (Lippia citriodora) qui passe bien l'hiver sous un simple paillage bien qu'elle soit réputée peu rustique. La plante doliprane, une exotique classique des jardins médicinaux tropicaux, est une belle réussite ici. Contre toute attente, elle pousse parfaitement bien le long de notre grand mur plein sud, depuis des années. Son nom véritable c'est le Colquhounia coccinea. Plante doliprane, c'est plus simple, vous en conviendrez, et ça a l'avantage de vous donner des indications concernant son usage. Comme le doliprane sans les effets secondaires !
Nous avons aussi les framboisiers, les mûriers et les cassissiers, pour leurs feuilles. Le fenouil épice, qui pourrait presque être considéré comme une spontanée tant il se ressème un peu partout.
On pourrait également ajouter la passiflore officinale (Passiflora incarnata), une passiflore herbacée bien rustique, les gingembres (officinal et du Japon), le curcuma et certains hédychiums, et on aura un bon panel de plantes utiles pour se soigner. Bien sûr, cela ne dispense pas d'aller voir un médecin, car cultiver des plantes médicinales c'est une chose, poser un diagnostic c'en est une autre. Mais une fois qu'on sait ce qu'on a, on peut les utiliser en compléments, pour les bobos du quotidien (rhume, toux...). Attention à l'automédication quand même !
Ici, on reste prudent : on les utilise volontiers en tisane digestive ou pour mieux dormir, pour un rhume naissant ou calmer la toux, mais si les symptômes persistent, on va chez le médecin...
